La sauge ! Je crois que c’est ma plante préférée. Celle que j’utilise le plus souvent.
Je la prépare en infusion (de temps en temps) mais surtout en smudge sticks, que je fais bruler pour assainir ma maison, ou bien avant une séance de tarot, pour purifier mes cartes. ( Les Smudge sont pour moi une alternative plus saine à l’encens, que j’ai tendance à trop consommer.. ) Heureusement, je peux faire le plein lorsque je me retrouve chez mon grand-père, en campagne, qui lui en a une flopée dans son jardin !

De son nom latin « Salvare » qui annonce lui-même des propriétés médicinales, puisque qu’il veut dire ” sauver, guérir “, la Sauge possède autant d’utilisations différentes que de cultures qui l’utilisent !

Déjà à l’époque, les Pharaons reconnaissaient ses vertus : les égyptiennes avaient l’habitude d’en boire le jus pour accroître leur fertilité, régulariser leurs cycles menstruels et faciliter leurs grossesses !
Elle fut utilisée en tonique et en compresse contre les morsures de serpent par les Romains et les Arabes. Au Moyen Âge aussi, la sauge était tenue en très haute estime. Les Amérindiens s’en servaient eux pour leurs rituels de purification, comme un insectifuge naturel, ainsi qu’en soins contre les maux digestifs, les rhumes et les douleurs de gorge

« Qui a de la sauge dans son jardin,
n’a pas besoin d’un médecin »

Plante digestive par excellence

La sauge ouvre l’appétit, et elle régularise la digestion. Une infusion de sauge permettra de faire passer un repas trop copieux ou une envie de vomir. Vous savez quoi faire après les repas gargantuesques de chez pépé et mémé 😉
Son effet antispasmodique atténue les crampes d’estomac et les douleurs intestinales.

 Un tonique nerveux méconnu

Cette plante aurait des propriétés tranquillisantes
Les infusions de sauge seraient capables de calmer les crises survenant au cours de la maladie d’Alzheimer. Une étude* a montré que des extraits de sauge administrés pendant 4 mois à des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer améliorait les fonctions cognitives et diminuait l’agitation, comparativement aux personnes ayant reçu le placebo. La sauge serait efficace pour le traitement des cas légers et modérés de cette maladie.

 Un puissant Antiseptique et Antidémengeaison 

Comme nos amis les Romains et les Amérindiens l’avaient compris, cette plante a un fort pouvoir astringent. Ce qui veut dire qu’elle permet de soigner rapidement les piqûres et morsures. Il suffit de frotter quelques feuilles fraîches sur l’irritation, pour calmer douleurs et démangeaisons.

 À fumer ? Quoi ?

Antiseptique et astringente, la sauge viendra à bout de la plupart des maux de gorge. On l’utilisera sous forme d‘infusion et de gargarismes. De même pour le traitement des aphtes. Anti-microbienne son huile essentielle réduit les sécrétions bronchiques. 
Elle fût utilisée aussi dans le traitement de l’asthme ; ses feuilles séchées étaient alors fumées. Oui vous avez bien compris. Des pétards de sauge.

 Régulateur Hormonal

On l’a vu avec les Égyptiennes, la sauge est un remède ancestral bien connu des femmes, pour réguler le cycle menstruel et éviter le phénomène de syndrome pré-menstruel. Elle est aussi très utile pour minimiser les troubles de la ménopause.  Bien que son action hormonale ne soit pas encore clairement élucidée, la sauge permet de réguler la surtranspiration et les bouffées de chaleur, elle aide l’organisme à s’adapter aux changements hormonaux durant cette délicate période.

 Comment l’utiliser aujourd’hui ?

Il existe donc plusieurs façons d’utiliser la sauge. Vous pouvez par exemple, l’ajouter en petite quantité dans vos plats : ragouts, pains maison, vos sauces et vinaigrettes… 
En boisson après un lourd repas, en médication si vous avez des douleurs digestivesEn friction de plante fraiche pour démangeaison ou encore transpiration intempestive ( hello ! Déo maison ! )
Enfin vous pouvez la bruler comme moi, pour assainir votre maison

MISE EN GARDE : Attention toutefois, il existe plusieurs type de sauge, une dizaine rien qu’en Europe et jusqu’à 900 dans le monde.
Certaines espèces contiennent une substance chimique appelée Thuyone qui peut être toxique en cas de consommation excessive. Ce produit chimique peut provoquer des convulsions et des dommages au système hépatique et nerveux.

Garder en mémoire de ne pas la consommez en traitement de fond toute l’année. 
L’Agence Européenne du Médicament recommande de ne pas utiliser la sauge plus de 2 semaines en usage interne et 1 semaine en application locale. Et au-delà de 15 g par jour, elle est susceptible de causer des palpitations, des bouffées de chaleur, des convulsions et des vertiges. La plante est loin d’être anodine et est contre-indiquée pour les enfants, qui peuvent être pris de convulsions.
Enfin, en raison de la quantité de vitamine K qu’elle contient et de son action anticoagulante, la sauge doit être utilisée avec précaution chez les personnes se trouvant sous traitement médicamenteux pour fluidifier le sang.

*Une étude relayée par le DR Gilles Corjon ( “Se soigner par les plantes” Ed.Jean-Paul Gisserot ) etude menée par le Médical Plant Research Center de l’Université de Newcastle en 2003