Le lierre est une plante qui m’a toujours fascinée par sa finesse, ses courbes mais aussi sa rudesse. Souvent vu comme un indésirable voire comme destructeur, c’est en réalité tout le contraire !

Commençons d’abord par son histoire !
Utilisé par les Gaulois, il était consacré au dieu de la forêt Cernunnos, il était donc béni des dieux. Les druides l’utilisaient alors dans de nombreuses potions et préparations médicinales. Les Grecs anciens qu’en a eux en faisaient macérer dans leur vin pour se protéger des empoisonnements.
Les herboristes européens lui attribuaient alors des propriétés purgatives (laxatif), vermifuges, fébrifuges (combat la fièvre) et sudorifiques (provoque la sueur). Enfin, en Égypte ancienne et pour les premiers chrétiens, il symbolisait la vie éternelle. Aujourd’hui il est également un symbole de fidélité, avec pour devise: 
“Je meurs ou je m’attache”. Romantique n’est-ce pas ?

On distingue deux grandes sortes de lierres, le lierre grimpant et le lierre terrestre :

  • Le lierre grimpant peut-être très toxique, c’est une plante “grimpante” comme son nom l’indique, ses fleurs sont en ombelles de couleurs blanches/verdâtre.
  • Le lierre terrestre quand à lui est une plante ligneuse qui possède lors de la floraison de petites fleurs violettes et que l’on aperçoit au printemps près des coins ombragés. On le reconnaît facilement par son odeur, car c’est une plante aromatique !

Le lierre terrestre (Glechoma Hederacea L.) est idéal pour soigner les toux grasses et les bronches encombrées, il est également très riche en vitamine C.
On le prépare en infusion avec un peu de miel (à raison d’une cuillère à soupe pour 200ml d’eau bouillante, 5 à 10 min) . Les feuilles peuvent être utilisées en sirop ou plus simplement accompagner une salade pour ajouter un peu de fraicheur (entre la menthe, le citron et l’humus).
Autrefois il était considéré comme une plante magique. On l’associait à d’autres plantes pour créer une “couronne de terre” que l’on plaçait sous la couche des jeunes mères pour leur redonner des forces après le travail.

Le lierre grimpant (Hedera Helia) ou herbe de Saint-Jean, peut être comme nous l’avons vu toxique, mais cela ne veut pas dire qu’il n’est pas utile !
C’est avant tout une plante nécessaire à nos forêts – contrairement aux idées reçues – il ne leur nuit pas bien au contraire ! Par exemple, celui-ci recouvre certains sols pour les protéger de la rudesse de l’hiver. Et ses fleurs apparaissent à la fin de l’automne, ce qui a de quoi ravir les insectes pollinisateurs 🐝 avant l’arrivée du dur hiver 🙂
C’est également une plante dépolluante qui capte certains composés potentiellement cancérigènes comme le benzène provenant des gaz d’échappement. Parfaite donc sur nos rebords de fenêtres !
Enfin, elle est aussi très utile dans notre quotidien, en effet, sa teneur en saponines (5 à 8 %) en fait un allié de choix pour nos lessives naturelles et zéro déchets !

 



🌿 Recette de la lessive au lierre grimpant : 🌿

Pour une lessive d’un litre, vous aurez besoin d’une cinquantaine de feuilles de lierre fraichement cueillies et nettoyées à l’eau claire, une grande casserole, d’un litre d’eau et d’une bouteille pour conserver votre lessive.
Dans une casserole, déposez les feuilles de lierre propres et froissées préalablement à la main. Recouvrez avec l’eau et portez à ébullition. Laissez bouillir pendant environ 15min avec un couvercle. Hors feu laissez refroidir puis macérer toute une nuit en gardant le couvercle. Filtrez la préparation et stocker la dans votre bouteille.
Vous pouvez verser 2 petits verres de cette lessive dans votre machine à laver et un peu de vinaigre blanc dans le bac d’adoucissant, pour adoucir votre linge et lutter contre le calcaire. Pour le linge un peu plus sale,  ajouter un peu de bicarbonate de soude.



J’espère que cet article t’a plu 🙂 Si c’est le cas n’hésite pas à le partager ou à partager tes recettes en commentaires !

À savoir : Les baies du lierre sont toxiques pour l’homme et les animaux (seuls certains oiseaux s’en régalent!), ainsi que ses feuilles. Il provoque également dans de rare cas des irritations cutanées et est donc contre-indiqué selon ses utilisations chez la femme enceinte, pendant l’allaitement et chez l’enfant, ainsi que chez les personnes épileptiques.