Lughnasadh (prononcé Lou-na-sa) marque le début de la saison des récoltes. Célébrée traditionnellement le soir du 31 juillet jusqu’au lever du soleil du 1er août, elle célèbre la paix et la prospérité du royaume. Certains choisissent de le fêter au moment où les premiers fruits de la moisson arrivent à maturité.

Quelles sont ses origines ?

D’après la mythologie irlandaise, Lughnasadh aurait commencé sous forme de fête funéraire du dieu Lugh, et de compétition sportive à la mémoire de sa mère adoptive Tailtu (morte de fatigue après avoir défriché la forêt de Breg pour en faire une plaine cultivable).
On pense que Tailtu symbolisait la Terre nourricière et la végétation qui disparait.

En Irlande Lughnasadh était nommé Bron-trogain (apporter-terre/sol), soit l’arrivée des fruits de la terre.

Selon le folkloriste Maire MacNeill, on partageait alors les “premiers fruits” de la saison en repas, on faisait des sacrifices, et on enterrait les récoltes en offrande.

D’ailleurs, Lughnasadh est aussi surnommé “dimanche des myrtilles”, “dimanche des montagnes”. La coutume voulait que l’on escalade une colline ou une montage, le festival pouvait aussi avoir lieu près d’un cours d’eau. On en profitait pour pratiquer de la “magie de protection”, en faisant traverser le cours d’eau au bétail et aux chevaux pour les purifier.

On préparait également un gâteau de Lammas que l’on mangeait à l’extérieur, les morceaux étaient jetés par dessus son épaule (un coup à gauche, un coup à droite, un coup à gauche, etc) en offrande aux prédateurs pour qu’ils épargnent le bétail.

En Écosse, on plaçait des croix de bois de sorbier au dessus des portes, on liait des fils bleus ou rouges aux queues des vaches, etc.

pain de Lammas

Des mariages d’essais étaient organisés, ceux-ci duraient 1 an et 1 jour, date à laquelle les époux choisissaient de rester ou non ensemble.

Chaque famille réunissait un peu de malt, que l’on brassait pour faire de la bière qui était ensuite offerte en offrande à Seonaidh (esprit de l’eau) dans la mer, pour s’assurer une marée abondante, et ainsi avoir assez d’algues pour fertiliser la terre.

Et aujourd’hui ?

Lughnasadh, comme les autres fêtes païennes est le moment pour célébrer la nature, la remercier pour ce qu’elle nous offre.

Cette fête représente l’accomplissement de nos efforts avant la période sombre, le plaisir de voir s’épanouir nos premières récoltes.

C’est le moment idéal pour cueillir ses herbes sauvages, organiser des repas, assurer sa protection (quelle soit magique ou plus concrète !), faire des offrandes, etc.
Puisque l’on récolte et que l’on reçoit, la cuisine est un aspect important de cette célébration. C’est l’occasion de préparer ses confitures (de myrtilles!), de faire ses conserves, on fait des tartes (aux fruits, aux noix, etc), des plats à base de légumes de saisons (pommes de terre, concombres, courgettes, choux), on cuit son pain, on fait sa propre bière, etc.

Cette année, nous avons de la chance car Lughnasadh tombe en même temps que la nouvelle lune en Lion !

La nouvelle lune est parfaite pour créer un moment propice à la visualisation, à la gratitude et à l’introspection. Celle-ci, nous invite à faire le point sur notre ego de façon bienveillante et à prendre confiance en soi. C’est le moment pour visualiser clairement ses points forts et ses points faibles, améliorer et parfaire ses idées.
Après une longue période de productivité (printemps), il est temps de prendre du recul et de faire murir ses projets.

De mon côté cette semaine est bien chargée car je vais énormément recevoir (donc cuisiner!), et vous ?